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Urbain

Évolutions du paysage urbain dans l’art

Dans les arts visuels, un paysage urbain est une représentation artistique des caractéristiques physiques d’une ville ou d’une zone urbaine, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin, d’une photographie ou d’une gravure.

On retrace la première représentation urbaine au premier siècle après J.-C., avec une fresque représentant la Rome antique vue du ciel. Au Moyen-Âge, les paysages urbains sont relégués au second plan pour servir de fond aux portraits et aux représentations de sujets bibliques. Du XVIe au XVIIIe siècle, il devient courant de réaliser diverses estampes et gravures sur cuivre représentant des vues générales d’une ville. Ces impressions avaient pour but de donner une vue d’ensemble, semblable à une carte. Et en Italie et aux Pays-Bas, au XVIIIe siècle, se développe le védutisme, à savoir la représentation en perspective de paysages urbains : ces peintures d’une extrême précision et d’un grand réalisme dans les détails sont de grand format, avec des peintres comme Canaletto, Bernado Belloto et Franscesco Guardi ou Johannes Vermeer avec sa Vue de Delft en 1660 pour la Hollande. Mais à la fin du XIXe siècle, notamment avec le mouvement impressionniste, une vision plus personnelle et subjective de la ville va se substituer à la volonté de la précision topographique, laquelle sera alors prise en charge par la photographie.

Le terme « paysage urbain », apparemment contradictoire, apparaît  autour de 1800 comme indication d’un genre à part entière. Auparavant, on parlait déjà de « paysage » pour décrire les œuvres où la ville était représentée de loin, alors que d’autres éléments, plus proches de la nature, dominaient dans la composition. Les représentations de villes plus proches et plus détaillées étaient qualifiées de « perspectives », ou de « transparences ». En réalité, le genre du paysage urbain en tant que spécialité était rare jusqu’au milieu du XVIIe siècle, avant que les villes européennes ne deviennent des sujets de choix pour les artistes.

Au XIXe siècle, les impressionnistes ont cherché à dépeindre l’atmosphère et le dynamisme de la vie citadine quotidienne. Le genre s’est étendu, et les zones périurbaines et industrielles sont à leur tour devenues des sujets de paysages urbains, au même titre que les chantiers, les constructions diverses et les gares.

Au XXe siècle, avec l’émergence de l’art abstrait et de l’art conceptuel, la production de paysages urbains s’est réduite. Toutefois actuellement, le paysage urbain est une nouvelle fois placé au centre de l’attention, grâce au retour de l’art figuratif : les paysages urbains ou les scènes dans les villes et dans les rues sont des thèmes récurrents qui continuent d’inspirer les artistes, quel que soit le medium qu’ils ont choisi, ce qui est à mettre en relation avec le développement des villes et des mégalopoles.

Les genres de paysages urbains

En histoire de l’art, le paysage urbain désigne un sujet qui n’est pas un paysage naturel, intact et sauvage, mais bien un environnement artificiel construit par l’homme, avec une grande diversité dans la précision et le réalisme de la représentation. Si les vedute du XVIIIe siècle et la peinture hyperréaliste du la 2nde moitié du XXe siècle, qui rivalise avec la photographie, avec des peintres comme Richard Estes, Robert Bechtle ou Anthony Brunelli, s’inscrivent nettement dans la volonté de retranscrire le réel, d’autres artistes choisissent au contraire, à travers les paysages urbains, de montrer une ville rêvée, utopique ou entièrement recréée à travers le prisme de leur sensibilité : on peut faire référence par exemple aux peintres impressionnistes, à l’expressionniste George Grosz ou plus récemment, avec de nombreux auteurs de bandes-dessinées comme Moebius ou François Schuiten.

Les estampes urbaines

Depuis de nombreuses années, le bouillonnement incessant des grandes villes regorge de scènes et de visions qui ne manquent pas de captiver l’œil des graveurs. L’architecture originale des bâtiments, les édifices historiques, le fourmillement des passants sont autant de visions qui leur inspirent de nombreux sujets d’estampe. Les estampes urbaines ont nettement évolué depuis le XVIe siècle, époque où elles avaient vocation à fournir une vue d’ensemble d’une ville, semblable à une carte. Les artistes retranscrivent alors à travers les divers techniques de l’estampe leur vision de la ville, qu’elle soit réaliste, personnelle ou fantasmée.

Franck Belpois

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