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Saul Nicolau

Charlemagne Palestine
ref. 9120
  • Technique : Techniques mixtes
  • Dimensions : 65 x 50 cm
  • Tirages : 33 exemplaires, numérotés et signés
  • Année : 1991
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité

Valeur : 600.– €

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cadre non fourni

Charlemagne Palestine

Charlemagne Palestine a été imprégné dès l’enfance par les voix des cantors et les chants de la liturgie hébraïque qu’il a eu l’occasion d’entendre dans les synagogues de Brooklyn. Par la suite, il fit partie d’une chorale, étudia le chant, puis le piano et fut même carillonneur, pendant deux ans, dans une église épiscopalienne.

À une époque où émergeait, en Amérique, la musique répétitive, il produisit ses propres créations musicales, essentiellement monotonales, et se livra également à des performances sonores consistant en des déplacements spatiaux marqués par le son amplifié de ses pas sur le sol.

Très vite le piano impérial Bösendorfer devint son instrument de prédilection et, lors de ses concerts, il prit l’habitude d’installer des animaux en peluche sur le piano. Puis arriva le moment où les peluches devinrent le centre de son univers de création. Il en fit des autels, les incorpora à des tableaux, avec une préférence pour l’ourson. De cette époque datent les estampes qu’il réalisa à l’URDLA.

En 1991, Palestine réalisa deux séries d’estampes et des objets figurant un ourson. Une première série de trois lithographies représente une tête d’ours à laquelle l’artiste donne des traits personnalisés : AAKAS, OO*ATAH, OOKAA. Une deuxième série représente le corps d’un ourson entier et utilise la technique de la peluchographie sur papier kraft et papier calque, avec l’adjonction de boutons collés comme si l’ourson portait un costume : Chaim José, Isaac Bernardo, Moshe Luis, Saul Nicolau. Enfin, C. P. produisit deux multiples sur verre en peluchographie avec collage de boutons : Kohayn Honorio et Tzadyk Alberto.

En individualisant les oursons par le dessin ou les collages et par le nom qu’il leur attribue, Palestine reste fidèle à sa conception animiste des animaux en peluche qui, pour lui, ont une existence propre. Lui-même leur parle lorsqu’il joue du piano car il les traite comme ses auditeurs privilégiés. Qu’il dessine des ours, qu’il les incorpore dans des installations ou dans des tableaux, qu’il joue pour eux, il les considère comme doués de sensibilité et d’intelligence. Et lui-même se perçoit comme le shaman capable de communiquer avec eux. 

Depuis les années 2000, la musique a repris le dessus par rapport à son travail plastique et on a pu assister à de nombreux concerts, entre autres, à la Cité de la musique et à l’église Saint-Eustache, en 2008, à Paris.

Il vit aujourd’hui en Europe, qu’il considère comme sa terre d’adoption.    

Jocelyne Naef

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