Alex Chevalier et Guillaume Perez, Doppelgänger

Exposition : Alex Chevalier et Guillaume Perez, Doppelgänger

du 1er. X au 19. XI. 2016
samedi 1er octobre 2016, de 14 h 30 à 18 h 30 vernissage

samedi 5 novembre de 15 h à 16 h commentaires de l’exposition
samedi 19 novembre 2016 finissage

DOPPELGÄNGER… Le titre polysémique à la sonorité inattendue, qui laisse entendre le double sans le dire, dévoile le propos de l’exposition que l’URDLA consacre à Alex Chevalier et à Guillaume Perez à l’automne 2016.

Nés respectivement en 1989 et 1979, et vivant à Clermont-Ferrand et à Lyon, les deux artistes ont déjà collaboré lors de résidences croisées (3x3x3 – Artistes en Résidence à Clermont-Ferrand, Lieu-Commun à Toulouse et l’Attrape-Couleurs à Lyon). L’importance du matériau, le choix du support, l’économie de moyens et de geste, la picturalité de l’œuvre ou encore le travail de l’espace sont des préoccupations communes à Alex Chevalier et Guillaume Perez. Ils les développeront en multiples édités par l’URDLA (lithographie, manière noire, eaux-fortes…) et en pièces conçues pour l’exposition. Rédacteurs en chef du numéro 67 de ÇA PRESSE, ils invitent auteurs et artistes à prolonger leur propos dans un cadre plus théorique, ce qui s’inscrira dans les pratiques éditoriales et curatoriales qu’ils ont en commun.

Multiple, double, répétition : susciter le trouble chez le regardeur qui ne sera pas en mesure d’identifier l’auteur mais qui sera conduit dans son parcours par les résonances d’une œuvre à l’autre.

Alex Chevalier

La pratique que développe Alex Chevalier est le fruit d’une rencontre entre un travail de l’espace (espace public, quotidien et d’exposition) et une recherche picturale dans laquelle le geste, simple et répété, participe à la création de l’œuvre tout en prenant en considération les caractéristiques que les supports (provenant généralement de la rue) proposent. La représentation est au centre des installations ; aussi peintures, dessins, vidéos, sculptures, photographies et performances (dans lesquelles l’artiste s’attache à mettre en avant sa propre chorégraphie de travail) deviennent autant d’éléments qui composent sa palette. Héritier de l’histoire de la peinture minimale et monochrome, il en propose une relecture personnelle et intime.

Des œuvres silencieuses dans lesquelles le corps de l’artiste, suite à un ensemble de gestes concis et lents, apparaît et se confronte à la déambulation rapide du corps du spectateur dans l’espace d’exposition, invitant alors ce dernier à la contemplation et à la réflexion.

Si les installations qu’il développe pourraient être perçues comme autant d’éléments silencieux, les éditions et actions sont quant à elles axées sur des problématiques liées au langage et à une confrontation directe au spectateur. Un ensemble de gestes et de formes que l’artiste développe et qui participent par la même occasion à poser la question du rôle de l’artiste dans la société contemporaine.

Guillaume Perez

Ôter le superflu, ne laisser que l’essentiel ; amener vers l’abstraction une situation existante ; construire et déconstruire des formes liées à l’espace et à l’idée de temps sont autant de modalités du travail de Guillaume Perez. Les tensions entre les plans, les couleurs ou la relation entre volume et espace deviennent la dynamique d’une pratique ressemblant à de la peinture. Il s’agit en fait d’une tentative d’en traiter le support, l’histoire, le langage et les paramètres sans la produire réellement. La peinture comme un objet, et aussi comme une forme, une surface : minimaliste, souvent monochrome et géométriquement plane. Dans ce processus, essentiellement pictural, les matériaux revêtent une grande importance.

Souvent trouvés, usés, ils sont soigneusement choisis pour leur potentiel en tant que support. Inscrit dans une perspective historique, l’artiste déplace les enjeux du plan à l’espace : les formes de l’avant-garde, du modernisme ou de l’art minimal sont déstructurées jusqu’à devenir les éléments de son vocabulaire plastique. L’utilisation de fragments, de morceaux hétérogènes, qui passent par l’atelier et qu’il faudra réadapter pour chaque nouvel environnement, produit une esthétique de l’instable. L’ensemble conjugue une réflexion sur la pratique de la peinture, de son statut, à une manière de parler de l’espace qui l’entoure.

 

 

 

 

 

20161001 > 20161119samedi 1er octobre 2016, de 14 h 30 à 18 h 30 URDLAAlex Chevalier et Guillaume Perez
20161001

photogrpahies : Jules Roeser ©

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