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ref. 9948
  • Technique : Sérigraphie
  • Dimensions : 108 x 149 cm
  • Tirages : 20 exemplaires, numérotés et signés
  • Papier : vélin de Rives
  • Année : 1999
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité

valeur : 1000.– €

Expédition dans la semaine

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Pierre Vallet

Pierre Vallet vit et travaille à Annecy et Lyon.
Boursier-lauréat de la Fondation nationale de la photographie en 1980.
Lauréat du prix de la Villa Médicis Hors les Murs en 1990 et 1993.

Poursuit sa recherche photographique sur l’Europe culturelle depuis la chute du Mur, le paysage alpin, notamment la haute montagne, ainsi que l’architecture du XX siècle et contemporaine. Nombreuses expositions depuis une quarantaine d’années dans les principaux lieux montrant l’Image.

Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres

Même sous le plein soleil, les ombres dominent. Depuis plus de quarante ans, Pierre Vallet poursuit un idéal. Une quête exigeante en lien avec l’obscurité. Un clair-obscur impressionniste.

Dans le salon exigu de son appartement, situé à deux pas de la mairie d’Annecy, Pierre Vallet (Lyon, 1953) ouvre avec précaution le carton à dessin qui protège des tirages argentiques sur papier baryté. Dans la pièce d’à côté, d’autres photographies témoignent de son engagement depuis 1980 dans le domaine de la photographie. Un œil sensible, technique, d’un classicisme rigoureux, précis, ouvert à l’imprévu comme aux perspectives patiemment étudiées. D’un naturel discret, le photographe affiche pourtant sur son CV de hauts faits dont il pourrait se targuer. Mais ce n’est pas le genre de la maison. Lauréat du prix de la Villa Médicis Hors les Murs en 1990 et 1993, invité aux 24e Rencontres de la photographie d’ Arles, il a vu ses photographies être exposées au musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône, au musée de l’Élysée à Lausanne, au musée d’Art moderne de Zagreb, à Tokyo et ailleurs. Il est chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres. Depuis 2014, Pierre Vallet organise des workshops au sein de la Haute École du paysage, d’ingé- nierie et d’architecture de Genève.

« Dans la photographie, nous sommes témoins de l’invisible » Animé par cette capacité à s’arrêter sur des instants ignorés communément par l’œil, Pierre Vallet est venu à la photographie par l’intermédiaire de la gravure. Son attirance pour cette technique artistique n’est pas anodine. En s’engageant sur cette voie − faire naître la lumière à partir de l’ombre − , il s’est donné une « raison de vivre » et la possibilité de stimuler ce moteur que l’on appel le désir. Armé de son Leica, il a cheminé dans différentes réalités, avec toujours le besoin de partager ; « J’ai voulu me raccrocher au grand chariot de l’art qui avance vers la Beauté, cite-t-il. Cette Beauté qui sauvera le monde ».Il a découvert un monde riche de sens.

Le croisement des arts le fascine et nourrit sa pratique. La musique, la littérature, la peinture et le ci- néma alimentent son inspiration, complètent ses connaissances, forment son éducation. Lui le passionné autodidacte, qui a appris le développement et le tirage, et a goûté au bonheur de voir sa photo apparaître soudain dans le bain du révélateur, se caractérise par son perfectionnisme. Au fil des ans, il n’a eu de cesse d’apprendre. L’histoire de la photographie représente une source d’inspiration et d’émerveillement. Parmi ses illustres prédécesseurs, il nomme Alfred Stieglitz, le photographe et galeriste à New York qui, dès 1915 en compagnie d’Edward Steichen, a revendiqué la valeur artistique de la photographie. « Un des premiers à avoir exposé Braque et Picasso dans le même espace, et surtout l’éditeur de la première revue consacrée à la photographie comme art, Camera Work » indique-t-il, admiratif. Il évoque le photographe anglais Bill Brandt pour ses reportages et ses nus d’une forte intensité graphique. Les nus, les portraits, les paysages et l’architecture, − cette dernière très présente dans son travail − , font naître son regard intérieur, lui donnent une réalité tangible qu’il est ensuite possible d’offrir aux yeux du public. Tout comme l’ont expérimenté ses autres « maîtres en photographie » que sont aussi Alexandre Rodtchenko, Jeanloup Sieff, Walker Evans, Robert Frank, Lucien Hervé... chez Pierre Vallet, pas de snobisme de l’outil tant que le regard préserve sa singularité. De préférence des clichés en noir et blanc, des photos d’architecture « qui doivent montrer l’intention de l’architecte », des paysages formés de rivages, de rues, de montagnes d’où émane une lumière chargée d’infimes grains obscurs.

En Europe de l’Est. Au début des années 1990, il travaille sur le thème de la répétition dans le théâtre, l’opéra, la danse et l’orchestre entre Prague, Vienne et Budapest. Plus tard, il traverse la Turquie en autocar, pour prendre le temps de voir et s’émouvoir ; Il en revient avec un cliché (mer Noire, Turquie), qu’il affectionne particulièrement : « C’était très tôt le matin, en avril sur la route de Rize, jalonnée de plantations de thé. Un tableau s’est présenté comme une femme qui va s’offrir »

Le voyage s’est prolongé à Yalta, à Odessa, en train, mais : « Parfois les images viennent à vous, parfois elles ont du mal à s’imposer ». Il photographie au Vietnam cette pluie qui trouble la lumière... En Méditerranée, il s’aventure des îles Éoliennes jusqu’à Kairouan, en Tunisie. Dans les années 2000, il capture des « instants » lors des 24 Heures du Mans. Avant de multiplier les pérégrinations dans les Alpes contrastées, d’où jaillit une lumière, par moments, fantomatique.

Aujourd’hui, nombre de ses photos sont conservées dans des collections publiques en France et en Suisse. Un ouvrage paraît à l’occasion de l’exposition annécienne. Une fois encore, le soin apporté au processus de fabrication est constant. On peut y lire une trajectoire à la fois tourmentée et sereine, le paradoxe du créateur. Et des images d’encres et de lumières, ouvertes à l’interprétation.

Après plus de quarante ans de recherches photographiques, il confie : « Le regard peut s’aiguiser sur une chose toute simple. Il suffit de prendre le temps de regarder ». Et de citer cette fois-ci Emmanuel Rudnitsky dit Man Ray : « Tout peut être transformé, déformé, éliminé par la lumière. Sa souplesse est la même que celle du pinceau, exactement... Il faut regarder travailler la lumière. C’est la lumière qui crée ».

Fabien Franco

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