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Marie-Claude Schoendorff

Nous apprenons avec une grande tristesse la mort de Marie-Claude Schoendorff.

Marie-Claude Schoendorff avait trois crayons.
Avec le rouge, elle débusquait les fautes d’orthographe – et de ponctuation à laquelle elle veillait tout particulièrement.
Avec le vert, elle soulignait les tournures maladroites et soumettait des propositions aux auteurs. Ses corrections « invitaient à la créativité », l’en a félicité une autrice suisse.
Le crayon à papier était destiné aux corrections qui lui semblaient nécessiter l’indulgence pour ce qu’elle appellait son pédantisme et sa cuistrerie.

Sa culture et sa passion de « notre trop belle langue », expression qu’elle a emprunté à Alain Rey, lui permettaient de considérer son métier de correctrice, qui a démarré avec une revue de jardinage pour obliquer vers des catalogues de musées, des romans, des ouvrages de chercheurs de toutes disciplines, comme « une conversation avec les auteurs », selon ses propres termes.

Ses maîtres en la matière étaient Jean-Pierre Colignon, qui fut autrefois responsable du service de la correction au Monde, et Pierre-Valentin Berthier, journaliste, correcteur, romancier. Il y eut aussi Julien Teppe, linguiste hardi, et même Baudelaire.

Consciente de l’évolution naturelle de la langue, elle s’inquiétait cependant de la réforme de l’orthographe votée en 1990. Elle redoutait tout particulièrement la disparition de l’accent circonflexe refusant de renoncer à « l’accent du souvenir » ainsi nommé par Ferdinand Brunot en 1932.

Cette « modeste ouvrière de la langue », comme elle se définissait, qui en aimait, disait-elle, l’incohérence, la singularité, la difficulté ainsi que l’arbitraire, a mis son talent au service de l’URDLA.

Marie Claude a rencontré Max Schoendorff en 1956 à la librairie La Proue que tenaient et animaient les frères Péju, Raymond et Georges, puis Françoise et dont elle assurait le secrétariat. Ce fut le coup de foudre. Partageant la vie de Max, elle a aussi vécu toute l’histoire de l’URDLA. Depuis le début, elle a relu et corrigé l’ensemble des publications de l’association. Ainsi, les catalogues d’expositions, ça presse, les collections « Livres de peintres », « Fil à plomb », « La Source d’Urd », « Aperçu », « Avant post », « Hurdle », « Bréviaires »… De même que les documents administratifs et les invitations aux manifestations passaient sans ménagement au crible de ses trois crayons jusqu’à ce que la maladie l’arrête.

Christine Vaisse
Présidente

 

28 janvier 2026

Cérémonie d’obsèques le
mercredi 4 février à 14h30
au Crématorium du Cimetière de la Guillotière,
17 rue Pierre Delore (Lyon 8ème)

À gauche : Marie-Claude Schoendorff  au vernissage de l’exposition Karneval de Jean-Xavier Renaud à URDLA, 2022, Cécile Cayon©

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