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Ira

Keith Donovan
ref. 0358
  • Technique : Lithographie
  • Dimensions : 34 x 38 cm
  • Tirages : 30 exemplaires, numérotés et signés
  • Papier : toile
  • Année : 2003
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité

Valeur : 500.– €

Livraison offerte en France Livraison : Deux à trois semaines

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Keith Donovan

Keith Donovan est né en 1952 à Edmonton au Canada. Il fait ses études auprès de Ian Wallace à l’École des beaux-arts de Vancouver. De 1973, date de sa fondation, à 1981 il collabore avec le Western Front, centre culturel expérimental dédié à l’Intermédia. Dans ce contexte, en 1978, il accompagne à Genève, avec Michael Morris,Vincent Trasov et Peter Schuyff, une exposition qui documente l’activité du centre et il voyage en Europe.

En 1982 il s’installe à Genève à la suite d’une invitation du musée d’Art et d’Histoire et lorsqu’en 1996 la Fondation de France lui propose un atelier, il s’établit à Paris jusqu’en 2003. Actuellement il vit et travaille à Jouhet, dans la Vienne. Depuis le début des années 80 son travail a été largement montré tant en Europe qu’en Amérique du Nord.

Le travail de Keith Donovan part d’une réflexion sur l’espace cubiste et le collage et trouve son origine dans la mouvance néo-dada des années 70 (Coll-Age). Une attirance profonde pour la peinture européenne l’écarte provisoirement de l’imagerie pop au début de son séjour en Europe. Il y retournera progressivement, tout en maintenant une attitude compositionnelle, abstraite et toujours référencée aux histoires de la peinture tant américaines qu’européennes qui fait de son travail un lieu d’échanges permanents entre le Vieux et le Nouveau Monde.

Dans une correspondance de 1989 à R.A. publiée dans le catalogue de Genas il dit : « Je suis d’accord avec toi pour refuser l’autonomie de la peinture : un genre de mur de Berlin appliqué au monde de l’art. Cependant, faire abstraction du côté physique de la peinture équivaut tout simplement à la noyer dans une vapeur idéologique. […] Je pense qu’il s’agit de trouver le quotidien dans l’Histoire et vice-versa. » Il exprime en quelques mots cette position de go-between, que l’on décèle bien dans son travail de l’époque, entre la grande peinture expressionniste américaine des années 50 et le collage cubiste d’une part, le hasard dadaïste d’autre part.

Ainsi, dans les lithographies sur tissu produites en 2003 à l’URDLA, un dialogue se noue entre la source des images (des gravures de Bruegel illustrant les sept péchés capitaux) et une technique d’extraction du sujet, un cut-up, typique du collage, accompagnée d’une mise en couleur faite d’aplats qui font migrer les thèmes vers de nouveaux sens, moins lourds, plus décoratifs. Il faut relever ici le choix du support et son possible usage comme coupon. Pour piéger le paradoxe, Donovan en a fait des coussins, taquinant l’idée qu’on puisse trouver le repos en abandonnant son chef à l’Envie ou à la Colère. On devine, accompagnant cette dérive du sens de l’image, une méditation sur la notion d’impermanence, qui relaie parfaitement les palimpsestes de ses peintures/collages.

Philippe Deléglise

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