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Sans titre

Jérémy Liron
ref. 1613
  • Technique : Lithographie
  • Dimensions : 75 x 56 cm
  • Tirages : 8 exemplaires, numérotés et signés
  • Papier : vélin de Rives
  • Année : 2016
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité

Valeur : 800.– €

Livraison offerte en France Livraison : Deux à trois semaines

cadre non fourni

Jérémy Liron

Né à Marseille en 1980, Jérémy Liron vit et travaille à Lyon. Diplômé de l'École des beaux-arts de Toulon, puis de celle de Paris, agrégé en arts plastiques, Jérémy Liron mène de front une carrière d'artiste, d'écrivain et d'enseignant. 

Jérémy Liron a réalisé en 2010 dans l'atelier de l'URDLA six lithographies et une linogravure.

En s'immergeant dans la somme des textes comme des images de Jérémy Liron apparaît une « manière de faire des mondes », titre emprunté à l'ouvrage éponyme du philosophe américain Nelson Goodman. Manières multiples, manières pensées, manières cristallisées et en mouvements.

Reprenant le chemin « Des pas perdus », espace numérique cultivé par J. L., je retrouve la trace d'un texte écrit en février 2015, intitulé Récapituler, Reprendre, Dire, Comprendre, Avancer. Ce titre programmatique avance comme un glossaire de perceptions  qui définit une véritable  logique de recherche plastique.

« Ce que je cherche n’est pas, contrairement à ce qu’un regard un peu rapide pourrait laisser penser, à figurer des architectures ou des bouts de paysages, mais à jouer de ces rapports à l’œuvre dans ces arrangements construits. Ce qui, indicible souvent, nous percute avec évidence dans un accord, une justesse, un effet de composition.

En cela, mon travail n’a rien de documentaire, même s’il donne parfois à reconnaître des lieux, des architectures identifiées et qui portent avec elles une époque, une esthétique, des idées. Il s’agit de regard, du travail du regard. De ce que ça fait bouger en soi ou de ce que ça éveille dans la mémoire du corps. Quelque chose qui se dresse, vide et nu, sans phrase. Quelque chose de très primitif, de très vieux, qui nous relie tous. Ailleurs, un retrait, quelque chose qui se creuse, une torsion de l’espace, et comme tout cela semble en mouvement dans le mouvement de notre propre regard. On pourrait parler de danse immobile des choses. Toujours en train d’apparaître, toujours en train de se dérober ou de s’absorber dans l’image que l’on projette malgré soi par-devant l’expérience.

Un bâtiment, ou un simple angle de mur, un bosquet, un arbre, des reliefs, une sculpture posée dans un parc. C’est là, ça retient le regard et reconfigure un instant tout notre paysage mental, l’espace autour. L’évidence dans sa claire opacité nous démunit, inquiète quelque chose en nous. »

Deux questions posées à Jérémy Liron

- Comment as-tu découvert l'Urdla ?

Pour te répondre : 2009, j'expose à docks art fair en solo show. On me dit que quelqu'un est passé, intéressé par mon travail, il travaille dans l'estampe, il n’est pas loin de la galerie Besson. Je ne sais pas si je n'écoute pas la fin de la phrase ou si j'oublie aussitôt le nom que l'on me donne. Ça ne va pas plus loin. Un mois après, j'expose au prix Jean Chevalier. L’un des membres du jury est Max Schoendorff, je ne le connais pas mais il viendra vers moi pour me dire que c'est un bon travail, et qu’il pense que j'aurais dû avoir le prix mais que les autres ne comprennent rien (l'annonce n'est pas encore faite officiellement mais le gars s'en fout). Le gars de Artension qui faisait partie du jury nous propose une photo de groupe et veut nous interroger pour un article éventuel. Je m'éclipse discrètement, ne trouvant pas ça très honorifique. 

Quelques mois plus tard, Cyrille Noirjean m'invite en résidence à l'URDLA. Je découvre alors l'association et les locaux. En regardant les catalogues je réalise qu'enseignant l'année précédente au collège des Iris (je suis arrivé à Lyon en 2008 mais, en résidence à Montluçon puis en Normandie, je ne m'installe réellement qu'en août) j'étais tout près et que j'avais croisé une fois une affiche 3x4 qui annonçait une expo à l'URDLA. Je n'avais noté ni la date ni l'adresse, le souvenir est remonté après. À la suite de la résidence, en juillet 2010 donc, je commence à fréquenter les vernissages de l'URDLA. En 2011, après une exposition collective organisée par Françoise Lonardoni, je fais la connaissance d'un certain Frédéric Khodja. Il me semble que c'est à cette période que Cyrille, coordonné avec Max Schoendorff, m'invite à rejoindre le CA. 

- Quelle est ta relation à l'Urdla ?

Je ne sais pas trop ce quelle est, ma relation avec l'URDLA. C'est un peu comme rencontrer quelqu'un en résidence ou dans un atelier collectif qui devient un pote : vous vous voyez régulièrement, vous échangez. Vous êtes différents mais vous vous appréciez. Tu écoutes, accompagnes, as envie de pousser des projets ensemble ; tu es prêt à aider au besoin, tu estimes l'autre. Il te fait rencontrer d'autres potes, tu sais que chez lui tu pourras retrouver un peu de ta famille intellectuelle et artistique étendue. Tu remontes un peu dans le passé, apprends à connaître, tu te dis que c'est un sacré truc, que c'est bien que ça existe, tu as envie de participer à l'élan parce qu'il t'importe que ça continue, que ça avance. Tu partages, fais connaître. Pas grand-chose de plus, en somme. 

Frédéric Khodja

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