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Sans titre

Jean-Claude Silbermann
ref. 1027
  • Technique : Lithographie
  • Dimensions : 65 x 50 cm
  • Tirages : 24 exemplaires, numérotés et signés
  • Papier : vélin de Rives
  • Année : 2010
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité

valeur : 375.– €

Expédition dans la semaine

cadre non fourni

Jean-Claude Silbermann

Jean-Claude Silbermann, poète et peintre né en 1935 à Boulogne-Billancourt, vit à Sannois.Très tôt, dès l’enfance, il découvre la poésie à travers des chansons des années quarante et la lecture des contes de Grimm. Au lycée, en terminale, il a pour professeur de philosophie Pierre Demarne. Avec lui, il entend parler pour la première fois du surréalisme et de la psychanalyse. En 1953 il lit Alcools d’Apollinaire qui change son regard sur le monde : il veut « être poète » et décide de ne pas suivre la voie toute tracée derrière son père à la tête de son entreprise.

Il s’ensuit une période de voyages et de petits boulots puis il embarque sur un paquebot à Oslo en qualité de mess-boy. C’est à ce moment qu’il entreprend une série de lectures ferventes de Breton, Péret, Soupault, Éluard, Artaud, mais aussi de La Divine Comédie et du Baghavad-Gita.

Après une tentative infructueuse de propédeutique en philosophie à la Sorbonne il rejoint le surréalisme en 1956 et publie son premier recueil Le Puits de l’ermite en 1959, aux éditions Pauvert, dans une collection dirigée par Robert Benayoun. Le peintre Pierre Jaouën, l’incite à franchir le pas en direction de la peinture. En 1962, il délaisse la toile traditionnelle et invente ses premières « Enseignes » à la suite de la rencontre avec un porteur de menu découpé à la porte d’un restaurant, à Brest. En 1964, André Breton et José Pierre préfacent sa première exposition d’Enseignes sournoises. D’emblée, André Breton salue dans son œuvre la poésie, l’amour et la liberté : « C’est au carrefour de ces trois voies hautement boisées que se découvre à nous Jean-Claude Silbermann » (Le Surréalisme et la peinture). 

Il participe à l’activité du groupe surréaliste jusqu’à la dissolution de celui-ci en 1969 collaborant aux revues du groupe : Le Surréalisme, même, Bief, La Brèche, L’Archibras. Après 1969 il fait partie du groupe qui, avec Jean Schuster et José Pierre, publie Coupure. Parallèlement à son œuvre de poète et de peintre il exerce comme professeur à l’École nationale d’art de Cergy-Pontoise. Il illustre des textes de Desnos, Lautréamont et Alice de Lewis Carroll. Il écrit des paroles de chansons pour le groupe de pop’music Le Chien de faïence. 

C’est bien après ses amis Jean Schuster et José Pierre qu’il rejoint l’URDLA par l’intermédiaire de Max Schoendorff rencontré lors d’un vernissage à la galerie 1900-2000. Il lui envoie le manuscrit de Gycée Hesse (un pseudonyme) : La Société du Confetti qui sera publié en février 2010 dans le collection « La source d’Urd ». La même année, l’URDLA édite cinq lithographies en noir et une suite de trois étoupes à décamper qui vient illustrer La Société du Confetti. Dans le prolongement de ces diverses productions, une exposition intitulée Retourne-toi pas est organisée dans les locaux de l’URDLA du 2 octobre au 19 novembre 2010 présentant un florilège d’objets, de dessins et de peintures extrait de son œuvre depuis 1975. En février 2013 il publie Trois chameaux rue de la Convention ?. Investigations sur les rapports du srrlsm et de l’inconscient prolongées par une enquête (collection « hURDle »). Passionné depuis toujours par la psychanalyse, il met en lumière certains actes de l’inconscient en s’interrogeant sur leur portée comme sur leur sens : « Ces actes-là agissent directement sur la vie, sans détour symbolique, et sans tergiverser. »

2015 est incontestablement l’année la plus fertile de l’activité de l’artiste avec l’URDLA. La Langue du chat (16 mai-17 juillet 2015) présente un ensemble d’œuvres de Jean-Claude Silbermann et de Daniel Nadaud qui publient, dans le même temps, un ouvrage éponyme fondé sur le jeu surréaliste du cadavre exquis. Sans déroger à la règle fondamentale du jeu, ils introduisent cependant une variante, chacun des auteurs devant rédiger un récit d’un moment de sa vie tout en ignorant la question posée par l’autre. Pour l’exposition, le dispositif s’assouplit mais reprend « la structure donnée par le livre : rythme, cadence, et improvisation ». Cyrille Noirjean a choisi d’écarter ce qui dans l’œuvre de Silbermann fait signature (les enseignes découpées) pour ne retenir que les dessins au pastel sur papier ou sur mousse qui relèvent davantage de l’automatisme. Les deux artistes se voient confier la rédaction d’un numéro spécial de ça presse (n° 64, mai 2015) et sollicitent la collaboration entre autres de Claude Courtot, Bernard Noël, Fabrice Pataut et Gilbert Lascault. 

Dans le même temps et dans la même collection (« hURDle ») il rassemble les écrits publiés, pour la plupart aux Éditions Enclos de Six Bananes, sous forme de plaquettes tirées de manière confidentielle à une trentaine d’exemplaires entre 2004 et 2015. Enfin, il illustre de quatre-vingts vignettes La Légende des minutes (collection « hURDle »), un choix de dédicaces de Benjamin Péret recueillies par Dominique Rabourdin. 

Gérard Roche

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