Mon panier

Votre panier est vide

Connectez-vous

Créez un compte

Et il rêvait de confondre l’aube et le crépuscule dans un même feu

Marc Melzassard
ref. 9076
  • Technique : Lithographie
  • Dimensions : 80 x 120 cm
  • Tirages : 14 exemplaires, numérotés et signés
  • Papier : vélin de Rives
  • Année : 1990
  • Documents : Facture et certificat d’authenticité
Oeuvre non disponible

cadre non fourni

Marc Melzassard

C’est en 1976 que Marc Melzassard découvrait l’atelier lithographique Badier, boulevard de Stalingrad à Lyon. C’était dans le cadre d’une journée d’information organisée par l’École des beaux-arts de Lyon où il était étudiant. L’intérêt qu’il portait à ce mode de création l’avait incité à tenter de faire revivre l’atelier litho de l’école. En vain, car cette technique était alors considérée comme dépassée. L’époque était porteuse de ce genre de régression.

Il prit donc sur lui de prolonger cette journée par une quinzaine d’autres dont il dut s’expliquer auprès de sa direction qui devait honorer une facture imprévue. Ces deux semaines devaient se poursuivre pendant deux ans encore afin d’approfondir sa formation auprès de M. Ruga, dernier dépositaire des techniques de préparation et d’impression encore en activité. En échange, il participait au tirage d’estampes réalisées par les quelques rares artistes qui fréquentaient encore l’atelier. Marc Melzassard ne se doutait pas alors qu’il serait à son tour ce dépositaire des savoirs imprimer quatre décennies plus tard

C’est très naturellement qu’il maintient sa présence en free-lance après la création de l’URDLA en 1978. Ses études terminées, en 1980, il devenait le technicien de cet atelier associatif créé par l’Union des arts plastiques,  et mettait ses neuves compétences au service de la création. Il aide de ses conseils les artistes qui découvraient la technique et s’enrichit de l’apport de ceux qui la maîtrisaient. Il multiplie les approches en montant un petit atelier expérimental sur presse à bras et forme un nouveau lithographe, Michel Bertrand, ancien étudiant à l’École des beaux-arts.

La tentative d’appropriation de ce lieu d’édition exceptionnel par un petit groupe, sous la conduite du directeur de l’époque, rendant les conditions de vie et de travail de plus en plus difficiles, amène Marc à démissionner et à se déconnecter de Lyon. Il part pour Saint-Vallier dans la Drôme afin de monter son propre atelier et de se consacrer à l’enseignement. La crise résolue à l’URDLA, Max Schoendorff, président de l’association, le rappelle. Son premier travail consiste à remettre l’atelier en ordre de marche pour faciliter le retour des artistes et leur travail et il participe à la mise en place de l’atelier taille-douce.

Pour faire vivre les éditions de l’URDLA, Marc a toujours cherché à associer les techniques éprouvées par le temps et la recherche de solutions nouvelles. Les éditions singulières se succèdent. Pour les mener à bien, il expérimente des matrices improbables en silicone, en toiles texturées ou en peluche, par exemple, et complète ces expériences technico-ludiques par un travail sur les encres en y associant des matières diverses, comme des poudres métalliques ou du mica afin d’être au plus près des attentes des créateurs.

Marc Melzassard est également amené à développer des activités extra muros pour l’URDLA en se livrant, par exemple, en 1982, à des démonstrations publiques d’impression sur une presse à bras prêtée par Jacques Mourlot dans le cadre d’une exposition consacrée à « la lithographie en France des origines à nos jours » organisée par la Fondation Nationale des arts graphiques et plastiques, ou bien encore en 1993, en Chine, où il réinstalle totalement un atelier lithographique, à l’Académie des beaux-arts de Hangzhou, qui est toujours en ordre de marche.

Si Marc Melzassard a su répondre à des exigences artistiques diverses et variées, c’est qu’il a pu s’appuyer sur sa propre démarche créatrice de peintre et de lithographe qui l’a maintenu en état de veille permanente, apte à répondre aux multiples sollicitations des artistes en résidence.

Jean-Claude Vincent

Retour vers le haut