{"id":824,"date":"2018-09-29T08:07:31","date_gmt":"2018-09-29T06:07:31","guid":{"rendered":"https:\/\/urdla.com\/blog\/?p=824"},"modified":"2020-03-27T15:03:40","modified_gmt":"2020-03-27T14:03:40","slug":"rainier-lericolais-plunder","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/urdla.com\/blog\/rainier-lericolais-plunder\/","title":{"rendered":"Plunder, Rainier Lericolais"},"content":{"rendered":"<p class=\"p2\">Aujourd\u2019hui, Rainier Lericolais enregistre le mouvement d\u2019une toupie et s\u2019oriente vers des modalit\u00e9s qui l\u2019emp\u00eachent de pr\u00e9voir le r\u00e9sultat. D\u2019o\u00f9 ses multiples \u00e9tudes sur les mouvements d\u2019une toupie, un t\u00e9l\u00e9phone portable (le photogramme), ou bien avec de l\u2019eau.<\/p>\n<p class=\"p1\">Si le montage rappelle l\u2019<i>Atlas <\/i>d\u2019Aby Warburg, c\u2019est aussi le rapport aux gestes, en tant qu\u2019ils sont simples et originaires qui int\u00e9resse Lericolais. Lorsqu\u2019il utilise le noir de fum\u00e9e, le crayon \u00e0 base de suie, pour employer visuellement des moyens invent\u00e9s \u00e0 des fins d\u2019enregistrement sonores, Lericolais souligne que les gestes de sa main sont simples, d\u00e9fi enfantin que l\u2019exp\u00e9rience validera ou non.<\/p>\n<h3>Son, image, \u00e9criture<\/h3>\n<p class=\"p2\">L\u2019\u00e9criture visuelle, sonore, spatiale de Rainier Lericolais s\u2019apparente \u00e0 une \u00e9criture de la m\u00e9moire. Elle tire ses sources d\u2019une constellation de souvenirs et se traduit par une d\u00e9ambulation \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 regarder, ou \u00e0 effectuer. Toute lecture en inclut une autre, lib\u00e9rant dans la production une architecture nouvelle o\u00f9 se m\u00ealent r\u00e9f\u00e9rences musicales, litt\u00e9raires, cin\u00e9matographiques et plastiques. <i>Le son des dunes <\/i>pr\u00e9sent\u00e9e au FRAC Nord Pas de Calais en 2013 m\u00eale les enregistrements des <em>Sex Pistols<\/em> au jubil\u00e9 de la reine d\u2019Angleterre, et leur superpose les histoires de marins partant en mer, ainsi Lericolais t\u00e9moigne-t-il de l\u2019origine plurielle d\u2019une m\u00e9moire singuli\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00c0 partir de sa culture musicale du milieu punk et de l\u2019environnement pop des ann\u00e9es 2000, Rainier Lericolais con\u00e7oit une cr\u00e9ation musicale relevant des techniques du <i>sampling <\/i>ou du montage de diff\u00e9rents sons pr\u00e9-enregistr\u00e9s. Cette technique s\u2019inscrit dans les courants de la musique \u00e9lectronique et du <i>home recording<\/i>, qui supposent tous deux un travail constant d\u2019adaptation sonore \u00e0 la structure d\u2019une \u00e9poque, d\u2019une culture, ou d\u2019un milieu. Les d\u00e9buts musicaux de Rainier Lericolais reposaient ainsi principalement sur la technique du <i>Direct-to-disk, <\/i>technique \u00e9labor\u00e9e \u00e0 partir de l\u2019enregistrement d\u2019un flux audio sur le disque dur de l\u2019ordinateur. Rainier Lericolais cit\u00e9 par son ami David Sanson dans <i>Volume 1 <\/i>expliquait en ce sens que \u00ab gr\u00e2ce \u00e0 la musique sur ordinateur, on <i>voit <\/i>le son, on le visualise : ainsi, le son est pour moi, avant tout, un dessin, de m\u00eame que dans les arts plastiques, c\u2019est le dessin qui m\u2019int\u00e9resse. \u00bb De m\u00eame qu\u2019il pr\u00e9tend ne pas savoir dessiner, Lericolais ne sait pas non plus, dit-il, lire ou \u00e9crire une partition. Cependant, de m\u00eame qu\u2019il pratique le dessin quotidiennement, Lericolais pratique aussi la musique r\u00e9guli\u00e8rement. Le terme de \u201cpratique\u201d nous invite donc \u00e0 comprendre autrement le rapport qu\u2019il entretient avec les diff\u00e9rentes fa\u00e7ons de produire un son ou une image, ou plut\u00f4t, les diff\u00e9rentes fa\u00e7ons d\u2019en faire usage.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-831\" src=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"1000\" srcset=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9.jpg 1500w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9-300x200.jpg 300w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9-768x512.jpg 768w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-9-272x182.jpg 272w\" sizes=\"(max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><\/p>\n<h3>\u00c0 URDLA<\/h3>\n<p>Pratiquer, c\u2019est aussi user l\u2019objet, l\u2019\u00e9puiser jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019en sortent des signes r\u00e9siduels, un mince filet de vie. Rainier Lericolais travaille notamment l\u2019usure par le gommage, il essaie de voir ce qui s\u2019efface de l\u2019objet. Quels sont les sympt\u00f4mes de l\u2019usure ? Comment faire appara\u00eetre un objet d\u00e9j\u00e0 effac\u00e9 par le temps ? Comment, en outre, prendre en photo un \u00e9cran en train de s\u2019\u00e9teindre ? Comment montrer que l\u2019eau s\u2019\u00e9coule ou que le p\u00e9tard fait exploser la porcelaine ? \u00ab Comment entrer dans la pratique de l\u2019estampe avec ce mot, <i>reproduction <\/i>? demande Cyrille Noirjean \u00e0 Rainier Lericolais, alors m\u00eame que l\u2019estampe, telle qu\u2019on la travaille \u00e0 l\u2019URDLA, n\u2019a rien \u00e0 voir avec la reproduction voire m\u00eame s\u2019y oppose radicalement. \u00bb Rainier Lericolais souhaite alimenter, par la gravure, son travail sur la reproduction. Les tirages imprim\u00e9s \u00e0 l\u2019URDLA sont toujours en nombre limit\u00e9 et les questions qui les concernent ne sont pas celles qui interviennent dans la reproduction en s\u00e9rie des images commerciales. D\u00e8s lors, intervenir dans un mode d\u2019impression artistique \u00e0 partir de sources utilis\u00e9es \u00e0 des fins commerciales soul\u00e8ve des d\u00e9calages visuels impr\u00e9visibles, et c\u2019est bien cela qui int\u00e9resse Rainier Lericolais. Au cours de sa premi\u00e8re r\u00e9sidence \u00e0 l\u2019URDLA, il a travaill\u00e9 la lithographie, ce qui lui a permis de poser un nouveau regard sur ses pr\u00e9c\u00e9dentes techniques, comme le grattage, le collage ou l\u2019usage du tampon.<\/p>\n<h3>Graver, enregistrer<\/h3>\n<p class=\"p2\">Reprendre l\u2019histoire de la lithographie permet de comprendre qu\u2019un travail d\u2019enregistrement, d\u2019archive ou de reproduction s\u2019origine de la gravure. La lithographie est invent\u00e9e afin de r\u00e9pondre \u00e0 la demande croissante de production de partitions musicales. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 le son qu\u2019on \u00e9coute ne conna\u00eet qu\u2019un format, le format MP3, o\u00f9 l\u2019image prend la taille de nos \u00e9crans de portable, il s\u2019agit de se demander s\u2019il n\u2019est pas possible de penser une reproduction qui ne soit pas d\u00e9valoris\u00e9e par l\u2019original. Dans le m\u00eame temps, Rainier Lericolais entend bien pointer cette qualit\u00e9 extr\u00eame des appareils contemporains tout autant que cette qu\u00eate de l\u2019efficacit\u00e9 qui rompt grossi\u00e8rement avec les avanc\u00e9es technologiques. Il explique ainsi dans un entretien avec Christine Macel, publi\u00e9 dans <i>Volume I<\/i>, qu\u2019\u00ab aujourd\u2019hui, gr\u00e2ce \u00e0 nos t\u00e9l\u00e9phones, nous pouvons filmer, enregistrer et transf\u00e9rer toutes sortes d\u2019informations. Ils constituent une vraie petite usine pour faire de la musique et du cin\u00e9ma. Mais ces enregistrements n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. La m\u00e9moire s\u2019efface, beaucoup de t\u00e9l\u00e9phones se cassent, des documents sont perdus \u00e0 cause de la qualit\u00e9 m\u00e9diocre des supports utilis\u00e9s. Dans ces processus, c\u2019est la perte qui m\u2019int\u00e9resse, car elle m\u2019oblige \u00e0 refaire. Et dans l\u2019acte de refaire, il y a toujours quelque chose de nouveau qui appara\u00eet.<span class=\"s1\">3 <\/span>\u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-834\" src=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"1000\" srcset=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7.jpg 1500w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7-300x200.jpg 300w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7-768x512.jpg 768w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-7-272x182.jpg 272w\" sizes=\"(max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/>Refaire, pour Rainier Lericolais, n\u2019implique pas l\u2019identique. Si l\u2019objet se meurt, il s\u2019agit de le faire vivre ailleurs. Comment <i>faire <\/i>d\u2019un objet autre chose que ce qu\u2019il <i>\u00e9tait <\/i>? C\u2019est l\u00e0 que la technique de la gravure appelle celle de la lecture. La priorit\u00e9 de la lecture retire certes \u00e0 l\u2019objet son caract\u00e8re essentiel, mais, dans le m\u00eame temps, le rend assez souple pour \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en divers autres lieux qu\u2019en celui-l\u00e0 m\u00eame qui l\u2019a vu na\u00eetre. Il est effectivement toujours possible de lire autrement un son ou une image selon leur support. C\u2019est notamment la reproduction, en 2009, du po\u00e8me de Mallarm\u00e9 <i>Un coup de d\u00e9s jamais <\/i><i>n\u2019abolira le hasard<\/i>, qui conduit Lericolais \u00e0 le faire lire par un orgue de barbarie. Seul l\u2019orgue de barbarie peut lire le carton sur lequel Lericolais a grav\u00e9 le po\u00e8me, l\u00e0 o\u00f9 Michel Broodthaers avait, quant \u00e0 lui, recouvert d\u2019encre chaque mot du po\u00e8me de Mallarm\u00e9, le rendant illisible. De ce fait, Lericolais revient \u00e0 la singularit\u00e9 de chaque support, en ce que la variation des lectures qui font vivre l\u2019objet d\u00e9pend de la pluralit\u00e9 de ses conditions d\u2019apparition.<\/p>\n<h3>Enregistrer, <em>empreinter<\/em><\/h3>\n<p class=\"p2\">La reproduction visuelle d\u2019un son exige donc de ne pas oublier l\u2019empreinte sonore du son. Ce sont des travaux qui m\u00e9langent des positions souvent s\u00e9par\u00e9es : la position de celui qui \u00e9coute et la position de celui qui regarde. Les estampes de Rainier Lericolais rappellent le relief de leur origine sonore, par exemple l\u2019estampage d\u2019un disque en m\u00e9tal de la fin du XIX<span class=\"s1\">e <\/span>si\u00e8cle (<i>Estudiantina<\/i>, valse d\u2019\u00c9mile Waldteufel). Les oeuvres appellent l\u2019oeil et l\u2019oreille. Ce sont \u00e0 chaque fois des lectures diff\u00e9rentes que le disque d\u00e9signe devant notre oreille ou devant notre oeil. <i>Estudiantina <\/i>n\u2019est alors pas sans nous rappeler le travail de Theodor Adorno sur la <i>Forme du disque<\/i>. Le disque lui-m\u00eame, bien que suppos\u00e9 reproduire le son sans le modifier, cr\u00e9e un syst\u00e8me de lecture qui, de fait, interagit avec le son. Si ce n\u2019est pas le son qui est restitu\u00e9, c\u2019est l\u2019encre, chez Lericolais, et cela suppose de voir en quoi cette restitution modifie, de m\u00eame, notre vision.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le jeu des ressemblances entre m\u00e9diums est une pratique qu\u2019il affectionne, par exemple en 2008, au domaine de Charamande<b>, <\/b>il associe des objets, use de l\u2019anachronisme sans se soucier de l\u2019harmonie, mais du d\u00e9calage, de la compl\u00e9mentarit\u00e9 fut-elle abrupte entre des objets aux origines divergentes. Il ne s\u2019agit pas l\u00e0 de dissolution, mais de la tentative de programmer l\u2019apparition d\u2019un objet sans que sa repr\u00e9sentation nuise \u00e0 ses conditions d\u2019existence. Comment laisser apparente la structure d\u2019\u00e9laboration de l\u2019objet sans forclore le hasard ? Car il s\u2019agit bien, en derni\u00e8re instance, d\u2019accepter ce qui arrive, qui met en danger la naissance de l\u2019objet, mais le rend possible et l\u2019ouvre \u00e0 la pluralit\u00e9 des lectures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-835\" src=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"1001\" srcset=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4.jpg 1500w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4-300x200.jpg 300w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4-768x513.jpg 768w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/URDLA-40-ANS-4-272x182.jpg 272w\" sizes=\"(max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/pointcontemporain.com\/rainier-lericolais-cyrille-noirjean-entretien\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Entretien Rainier Lericolais &amp; Cyrille Noirjean pour Point Contemporain<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd\u2019hui, Rainier Lericolais enregistre le mouvement d\u2019une toupie et s\u2019oriente vers des modalit\u00e9s qui l\u2019emp\u00eachent de pr\u00e9voir le r\u00e9sultat.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":827,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/824"}],"collection":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=824"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/824\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1908,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/824\/revisions\/1908"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/827"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=824"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=824"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=824"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}