{"id":44180,"date":"2024-09-18T22:47:59","date_gmt":"2024-09-18T20:47:59","guid":{"rendered":"https:\/\/urdla.com\/blog\/?p=44180"},"modified":"2025-09-16T11:48:47","modified_gmt":"2025-09-16T09:48:47","slug":"mallarme-broyer-noel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/urdla.com\/blog\/mallarme-broyer-noel\/","title":{"rendered":"La Travers\u00e9e, Cyrille Noirjean"},"content":{"rendered":"<p class=\"p4\" style=\"text-align: right;\"><em>Stars open among the lilies.<br \/>\n<\/em><em>Are you not blinded by such expressionless sirens ?<br \/>\n<\/em><em>This is the silence of astounded souls.<\/em><\/p>\n<p class=\"p4\" style=\"text-align: right;\"><em>Des \u00e9toiles s\u2019ouvrent parmi les lys.<br \/>\n<\/em><em>N\u2019es-tu-pas aveugl\u00e9 par de telles sir\u00e8nes sans regard ?<br \/>\n<\/em><em>C\u2019est le silence des \u00e2mes interdites.<\/em><\/p>\n<p class=\"p4\" style=\"text-align: right;\"><em>Sylvia Plath , Crossing The Water<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/em><em>trad. Val\u00e9rie Rouzeau<\/em><\/p>\n<p class=\"p7\">Le sens est malade. Quotidiennement les actualit\u00e9s du monde en offrent la fatigante monstration. Chaque champ de la soci\u00e9t\u00e9 \u2014 le n\u00f4tre compris \u2013 est envahi d\u2019une langue molle qui attrape une r\u00e9alit\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e pour la circulation des profits du capitalisme financier. Bernard No\u00ebl a nomm\u00e9 &amp; d\u00e9fini ce mouvement <i>sensure<\/i> : \u00ab la privation de sens &amp; non la privation de parole. La privation de sens est la forme la plus subtile du lavage de cerveau, car elle s\u2019op\u00e8re \u00e0 l\u2019insu de sa victime. Et le culte de l\u2019information raffine encore cette privation en ayant l\u2019air de nous gaver de savoir.\u00a0\u00bb (1985)<\/p>\n<p class=\"p7\">Pourtant dans sa \u00ab\u00a0Maladie du sens\u00a0\u00bb qui parait chez POL en 2001, les plis de la langue font appara\u00eetre une autre maladie, celle que provoque le sens d\u00e9couvert. Dans ce court texte, une femme interroge sa plainte d\u2019\u00eatre priv\u00e9e d\u2019acc\u00e8s au sens : \u00ab\u00a0Il \u00e9vitait les confidences tout en ne me cachant rien, mais avions-nous une langue commune en dehors de la table, du lit, de l\u2019amour de notre fille, du deuil de notre fils ? \u00bb Ni elle, ni lui ne sont nomm\u00e9s. Mais se reconna\u00eet Marie Mallarm\u00e9 parlant de St\u00e9phane &amp; de sa maladie du sens. Dans le miroir du souci constant de Marie pour St\u00e9phane appara\u00eet le souci de Mallarm\u00e9 de doter \u00ab\u00a0la voix d\u2019intonations point ou\u00efes jusqu\u2019\u00e0 soi [\u2026] et faire rendre \u00e0 l\u2019instrument national tels accords neufs mais reconnus inn\u00e9s.\u00a0\u00bb Derri\u00e8re le miroir point la recherche de Bernard No\u00ebl : \u00ab\u00a0J\u2019esp\u00e8re que j\u2019attrape des fragments de cette d\u00e9charge et que ces fragments s\u2019organisent [\u2026] dans leur surgissement-m\u00eame, en pseudo histoire. [\u2026] Ce qui m\u2019int\u00e9resse quand j\u2019\u00e9cris, aussi bien un r\u00e9cit qu\u2019un essai, c\u2019est d\u2019aller vers ce que je ne sais pas et que justement le travail me r\u00e9v\u00e8le. Il me le r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s passag\u00e8rement parce que je l\u2019oublie au fur et \u00e0 mesure que je l\u2019avance.\u00a0\u00bb (2017) Une boussole pour chaque artiste. De quelle \u0153uvre litt\u00e9raire, de quelle tentative parle Marie ? Celle de Mallarm\u00e9, celle de No\u00ebl ? Le doute est permis tant la vis\u00e9e de l\u2019un s\u2019inscrit dans le voisinage de la vis\u00e9e de l\u2019autre. L\u2019ind\u00e9cidable qui constitue le socle du sens &amp;, que Mallarm\u00e9 met en jeu dans la tension de la signification avec la sonorit\u00e9 de la langue (soit la tension de l\u2019\u00e9crit \u00e0 la voix), se trouve animer l\u2019\u0153uvre photographique et dessin\u00e9e d\u2019Anne-Lise Broyer. Il faut rencontrer l\u2019ind\u00e9cidable de \u00ab\u00a0Regards de l\u2019\u00e9gar\u00e9\u00a0\u00bb (2016) d\u00e9j\u00e0 en dialogue avec Bernard No\u00ebl : le dessin \u00e0 la mine graphique se love au tirage argentique. L\u2019\u0153il peine \u00e0 faire coupure, \u00e0 s\u00e9parer l\u2019un &amp; l\u2019autre. C\u2019est dans cet \u00e9cart, ce l\u00e9ger b\u00e2illement, cet entre-tien que g\u00eet la t\u00e2che du po\u00ebte &amp; qu\u2019Anne-Lise Broyer joue l\u2019image. Apr\u00e8s tout pour que \u00e7a joue, qu\u2019il y ait du jeu, il faut l\u2019\u00e9cart. Ainsi dans \u00ab\u00a0Je dis : une fleur !\u00a0\u00bb, la gravure \u00e0 l\u2019eau-forte souligne le soliflore &amp; le lys qu\u2019il contient, le d\u00e9calage fait trembler l\u2019image &amp; la repr\u00e9sentation comme Mallarm\u00e9 fait trembler la langue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"p7\">Un \u00e9ventail s\u2019ouvre : \u00e9largissement du sens, \u00e9largissement de l\u2019ind\u00e9cidable ; se garde la marque des plis. D\u2019abord celui de \u00ab La Maladie du sens \u00bb, le texte de Bernard No\u00ebl : une femme, qui revendique l\u2019absence de savoir-faire avec les mots, d\u00e9voile Mallarm\u00e9 jusqu\u2019au c\u0153ur de l\u2019extension de sa t\u00e2che. Enfin celui du regard d\u2019une femme, Anne-Lise Broyer, qui puise chez No\u00ebl la m\u00e9thode, \u00ab parler de l\u2019int\u00e9rieur de la langue \u00bb, pour r\u00e9v\u00e9ler par la photographie argentique &amp; la gravure (hors des mots) Mallarm\u00e9. Ces plis parcourus, faits &amp; d\u00e9faits durant les ann\u00e9es de travail, s\u2019ouvrent dans <a href=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/la-maladie-du-sens-anne-lise-broyer\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019exposition \u00e0 URDLA<\/a>, premier chapitre du r\u00e9cit. Dans le lieu du noir de la gravure le visiteur n\u2019oubliera pas la valeur du blanc. \u00ab\u00a0Le mutisme de l\u2019univers s\u2019empare de nous parfois et cela fait en nous un silence trop assourdissant pour \u00eatre partag\u00e9.\u00a0\u00bb Le po\u00ebme, par sa nature sonore, ne peut partager ce silence assourdissant ; la photographie emprunte un chemin de traverse qui peut l\u2019offrir en partage. Ainsi l\u2019image r\u00e9alise le <i>Don du po\u00ebme<\/i> : \u00ab\u00a0par les carreaux glac\u00e9s, h\u00e9las ! mornes encore\u00a0\u00bb.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p7\">En gravure en taille-douce, le noir (creus\u00e9 dans la plaque de cuivre poli miroir), devient, une fois imprim\u00e9, un relief d\u2019encre. Le blanc, quant \u00e0 lui, demeure le plat du papier. L\u00e0 r\u00e9side la profondeur sans commune mesure des noirs de la gravure qui est en r\u00e9alit\u00e9 une \u00e9rection, un surgissement hors de la surface. Ici, le noir est d\u00e9volu \u00e0 la photographie. La gravure se plisse dans l\u2019argent, attrape les rais de lumi\u00e8re. Premier pli, premi\u00e8re torsion technique : la gravure moire, entre en lutte contre sa structure-m\u00eame (pour moirer il s\u2019agit d\u2019\u00e9craser). La gageure qui de m\u00e9moire d\u2019imprimeur est un in\u00e9dit, fut d\u2019imprimer les gravures \u00e0 <a href=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/definition-eau-forte\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019eau-forte<\/a>, \u00e0 la <a href=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/pointe-seche-definition\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">pointe s\u00e8che<\/a> &amp; \u00e0 <a href=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/aquatinte-definition\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019aquatinte<\/a> sur les photographies argentiques de telle mani\u00e8re que se rejoue l\u2019union de la mine graphite &amp; de la photographie. Que reste-t-il au-del\u00e0 des difficult\u00e9s techniques &amp; donc de la prouesse qui n\u2019int\u00e9resse pas la cr\u00e9ation ? Que reste-t-il au-del\u00e0 de notre \u00e9merveillement devant la <i>fureur copulatoire<\/i> de la gravure &amp; de la photographie ? Un \u00e9ventail qui \u00e9largit le sens ; un \u00e9ventail qui plisse le paysage. La travail que Mallarm\u00e9 op\u00e8re sur la langue, s\u2019il est <i>cosa mentale<\/i>, n\u2019\u00e9vacue pas la sensualit\u00e9 du corps ni le fracas du r\u00e9el.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p7\">Lors du d\u00e9moulage, au moment o\u00f9 la gravure se d\u00e9voile, au moment o\u00f9 l\u2019imprimeur d\u00e9licatement \u00ab\u00a0d\u00e9moule\u00a0\u00bb le papier, qui est all\u00e9 chercher dans les creux de la plaque de cuivre l\u2019encre, se manifeste l\u2019amour du cuivre &amp; du papier photo \u2013 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019exposition est imprim\u00e9e sur papier photographique Ilford 5k. Cette p\u00e8le lente &amp; douloureuse a les accents batailliens des \u00ab\u00a0Larmes d\u2019\u00c9ros.\u00a0\u00bb La continuation du plaisir ouvre la douleur. Anne-Lise Broyer, qui a travaill\u00e9 dix ans sur Georges Bataille en a fait l\u2019exp\u00e9rience. Ce savoir incarn\u00e9, elle l\u2019emporte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nos techniques pour Mallarm\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p7\">En 1874, le po\u00ebte d\u00e9couvre la maison de Valvins en bord de Seine. Il en fera un refuge, pour son travail &amp;, pour les rencontres avec les amis notamment lors de balades sur l\u2019eau sur le <i>Canot<\/i>, le <i>S.M.<\/i>, une yole qu\u2019il a fait construire &amp; qu\u2019il pilote avec adresse.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\u00ab J\u2019honore la rivi\u00e8re, qui laisse s\u2019engouffrer dans son eau des journ\u00e9es enti\u00e8res sans qu\u2019on ait l\u2019impression de les avoir perdues, ni une ombre de remords. \u00bb Dans ses \u00ab \u00c9critures d\u2019eau \u00bb Anne-Lise Broyer a choisi de confier \u00e0 la Seine l\u2019\u00e9criture de plaques de cuivre qu\u2019elle a engouffr\u00e9es dans son eau pendant plusieurs mois. Les \u00e9critures de la Seine, la reprise de la forme de la voile de \u00ab Yole \u00bb basculent l\u2019image photographique dans l\u2019abstraction. N\u2019est-ce pas un mouvement mallarm\u00e9en ? Un jeu vers l\u2019abstraction qui maintient la pr\u00e9sence sensuelle du corps. Gr\u00e2ce \u00e0 cette pr\u00e9sence, vitale pour lui, Mallarm\u00e9 trouve une issue \u00e0 la crise de Tournon (1866-1871). Patrick Laupin ramasse dans \u00ab l\u2019Esprit du Livre \u00bb ce sommet de l\u2019\u0153uvre ainsi \u2013 il faut entendre les signifiants que Laupin emploient, qui s\u2019incarnent ici dans le travail de la photographie, de la gravure &amp; de l\u2019exposition, l\u2019italique les souligne : \u00ab En <i>creusant<\/i> le vers \u00e0 ce point Mallarm\u00e9 est <i>saisi<\/i> par la folie. Le vide et le n\u00e9ant l&rsquo;environnent. Jusqu&rsquo;\u00e0 quel point s&rsquo;est-il entour\u00e9 d&rsquo;un <i>voile<\/i> dont il est lui-m\u00eame responsable? Ou \u00e9tait-ce le prix \u00e0 payer pour pr\u00e9server son identit\u00e9 et se prot\u00e9ger de la crainte d&rsquo;un <i>engloutissement<\/i> psychotique ? Il est confront\u00e9 \u00e0 une telle ins\u00e9curit\u00e9 ontologique qu&rsquo;il se sent \u00e9tranger \u00e0 lui-m\u00eame. Il est la proie d&rsquo;un <i>retournement<\/i> o\u00f9 ce n&rsquo;est plus la vie qui signifie le <i>sens<\/i> mais l&rsquo;ab\u00eeme ouvert de <i>l&rsquo;\u00e9criture<\/i> qui le suspend.\u00a0\u00bb<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p7\">Avec prudence avons-nous mis nos pas dans ceux de Mallarm\u00e9, \u00ab\u00a0avec terreur car j\u2019invente une langue qui doit n\u00e9cessairement jaillir d\u2019une po\u00e9tique tr\u00e8s nouvelle, que je pourrais d\u00e9finir en ces deux mots : Peindre, non la chose, mais l\u2019effet qu\u2019elle produit.\u00a0\u00bb Pour Mallarm\u00e9 sans doute ce passage par la solitude extr\u00eame, radicale trouve un appui, un soulagement dans la fr\u00e9quentation amicale des peintres<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>des po\u00ebtes de son temps, sur l\u2019eau de la Seine \u00e0 Valvins, autour de la table des mardis, lieu des conversations entre amis. Dans l\u2019exposition, la table se mue en peau creus\u00e9e par le temps. De ce nouage du corps, de l\u2019image,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>du mot, restent les sillons du ravinement de la langue.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-44297 aligncenter\" src=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"1084\" srcset=\"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-scaled.jpg 1701w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-199x300.jpg 199w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-680x1024.jpg 680w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-768x1156.jpg 768w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-1020x1536.jpg 1020w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-1361x2048.jpg 1361w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-1329x2000.jpg 1329w, https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_5797_WEB-1568x2360.jpg 1568w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sens est malade. 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Chaque champ de la soci\u00e9t\u00e9 \u2014 le n\u00f4tre compris \u2013 est envahi d\u2019une langue molle qui attrape une r\u00e9alit\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e pour la circulation des profits du capitalisme financier.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":44291,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12,13],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44180"}],"collection":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44180"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44180\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":139186,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44180\/revisions\/139186"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44291"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44180"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44180"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44180"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}