{"id":3463,"date":"2020-04-26T10:35:59","date_gmt":"2020-04-26T08:35:59","guid":{"rendered":"https:\/\/urdla.com\/blog\/?p=3463"},"modified":"2020-04-26T11:07:57","modified_gmt":"2020-04-26T09:07:57","slug":"dussolier-celine-dominique-carlat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/urdla.com\/blog\/dussolier-celine-dominique-carlat\/","title":{"rendered":"<i>Louis-Ferdinand C\u00e9line actuel ?<\/i>, <\/br>Dominique Victor Carlat"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Alors que le pays vient d\u2019apprendre la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir le confinement pour un mois suppl\u00e9mentaire, une grande cha\u00eene de radio publique annonce comme l\u2019\u00e9v\u00e9nement le plus marquant de la semaine la lecture le 15 avril 2020 \u00e0 19h00 par le grand com\u00e9dien Andr\u00e9 Dussollier du premier texte de Louis-Ferdinand C\u00e9line, <i>Semmelweis <\/i>: sa th\u00e8se de Doctorat en m\u00e9decine soutenue en 1924 (r\u00e9\u00e9ditions 1936, 1952, 1966, 1977, 1999). L\u2019annonce, \u00e0 9h00 ce 15 avril, sur les ondes de ce m\u00e9dia, soulignait la pertinence d\u2019un texte consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0un grand m\u00e9decin qui d\u00e9j\u00e0 affirmait la n\u00e9cessit\u00e9 de se laver les mains\u00a0\u00bb. On aurait pu attendre une pr\u00e9sentation moins sommaire et moins indigente\u2026<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Tout lecteur de ce texte de C\u00e9line a pu en effet \u00eatre frapp\u00e9 par la pr\u00e9sence d\u00e9j\u00e0 insistante de certains motifs, discours et structures fantasmatiques dont l\u2019oeuvre ult\u00e9rieure allait d\u00e9ployer les fastes. La th\u00e8se d\u00e9veloppe en effet la vision c\u00e9linienne du parcours biographique de cet obst\u00e9tricien. Ce dernier resta longtemps ignor\u00e9, bien qu\u2019il f\u00fbt le d\u00e9couvreur de la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019asepsie pour lutter contre la fi\u00e8vre puerp\u00e9rale. Alors que les statistiques d\u00e9montraient la baisse drastique du taux de mortalit\u00e9 <i>post partum<\/i> chez les jeunes accouch\u00e9es d\u00e9livr\u00e9es par Semmelweis, aucun de ses confr\u00e8res ni de ses sup\u00e9rieurs n\u2019accorda cr\u00e9dit \u00e0 sa d\u00e9couverte. Tous continu\u00e8rent de pratiquer les accouchements sans m\u00eame prendre la pr\u00e9caution minimale de se laver les mains. Ils entraient pourtant aupr\u00e8s des parturientes apr\u00e8s avoir pratiqu\u00e9 des dissections ! M\u00e9contents de n\u2019avoir pas d\u00e9couvert eux-m\u00eames cette v\u00e9rit\u00e9, les confr\u00e8res auraient sciemment emp\u00each\u00e9 l\u2019inventeur de diffuser son information. C\u00e9line commente : \u00ab\u00a0tout ce qui tra\u00eene entre nous de l\u00e2che et de douloureux depuis le commencement du monde se trouve r\u00e9uni pour l\u2019\u00e9crasement du grand progr\u00e8s\u00a0\u00bb (r\u00e9\u00e9dition, <i>L\u2019Imaginaire,<\/i> Gallimard, Paris, 1977, p. 112). Parmi les plus farouches adversaires de la divulgation de la d\u00e9couverte, le docteur Destouches s\u2019arr\u00eate sur le chef de Semmelweis, le docteur Klin (tiens donc !) qui regroupe contre son subordonn\u00e9 \u00ab\u00a0toutes les jalousies, toutes les sottises, toutes les vanit\u00e9s\u00a0\u00bb (p.110). \u00ab\u00a0Jamais la conscience humaine ne se couvrit d\u2019une honte plus pr\u00e9cise, ne descendit plus bas que dans la haine pour Semmelweis\u00a0\u00bb (p.76). La mort du g\u00e9nie, vilipend\u00e9 par ses pairs et exil\u00e9, est ensuite d\u00e9crite par Destouches comme la victoire d\u2019une \u00ab\u00a0purulence progressive effa\u00e7ant les contours d\u2019une forme d\u00e9lirante et corrompue\u00a0\u00bb. La d\u00e9ch\u00e9ance de l\u2019obst\u00e9tricien g\u00e9nial qui fut en proie, dans la Vienne cosmopolite, \u00e0 l\u2019hostilit\u00e9 mesquine de ses sup\u00e9rieurs prend ainsi sous la plume du jeune m\u00e9decin-\u00e9crivain la dimension \u00e9pique d\u2019un combat du mensonge et de la mort contre la bont\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9 et la vie\u2026 Destouches donne ici naissance \u00e0 Louis-Ferdinand C\u00e9line, \u00e0 son \u00e9criture \u00e9cartel\u00e9e entre les visions les plus naturalistes du monde moderne et les all\u00e9gories porteuses d\u2019id\u00e9ologie, nourrici\u00e8res d\u2019un imaginaire parano\u00efaque et x\u00e9nophobe.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Interrogeons-nous un instant sur la situation pr\u00e9sente et ce qui a rendu aux yeux du com\u00e9dien Andr\u00e9 Dussollier souhaitable et m\u00eame n\u00e9cessaire le retour \u00e0 un texte dont il affirme, dans des entretiens diffus\u00e9s sur la toile internet, percevoir \u00ab\u00a0l\u2019incroyable actualit\u00e9\u00a0\u00bb. Toute situation \u00e9pid\u00e9mique met chacun d\u2019entre nous aux prises avec ses hantises : comment simplement <i>se repr\u00e9senter <\/i>un \u00eatre vivant dont les dimensions infinit\u00e9simales rendent impossible la perception visuelle ? Comment <i>se prot\u00e9ger <\/i>d\u2019une possible pr\u00e9sence de ce poison qui utilise les voies les plus simples pour s\u2019infiltrer dans notre environnement<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>proche ? Notre rationalit\u00e9 est vite d\u00e9pass\u00e9e. Imm\u00e9diatement, les rep\u00e8res spatiaux les plus archa\u00efques voient leur fonction sommairement simplifi\u00e9e : l\u2019intime est menac\u00e9 par l\u2019ext\u00e9rieur ; la peau qui nous prot\u00e8ge habituellement des atteintes risque brusquement de se faire porteuse de cette menace invisible qui peu \u00e0 peu colonisera l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 de chacun de nos organes. Ce sont nos moyens de communication avec autrui qui deviennent la porte d\u2019entr\u00e9e de cet organisme qui a besoin de notre accueil pour pouvoir se propager. Bouche, nez, yeux : autant d\u2019organes des sens qui risquent de ne s\u2019entrouvrir d\u00e9sormais que pour accueillir l\u2019agent pathog\u00e8ne. Ce constat manifeste les r\u00e9sonances imaginaires qu\u2019une telle situation peut susciter. Autrui est potentiellement vecteur de mon infestation.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Mais un tel imaginaire, qui trouve dans ce cas sp\u00e9cifique un pendant dans la description scientifique des modes de contamination, peut facilement r\u00e9veiller la s\u00e9duction inconsciente de structures psychiques qui, pour \u00eatre n\u00e9vrotiques, n\u2019\u00e9pargnent personne. Qui d\u2019entre nous peut affirmer n\u2019avoir pas \u00e9prouv\u00e9 depuis un mois une angoisse, une phobie ? Le virus prend facilement la forme d\u2019un ennemi inconnu, qui cherche \u00e0 \u00ab coloniser \u00bb notre corps, \u00e0 s\u2019immiscer dans ses recoins les plus fragiles, jusqu\u2019\u00e0 parvenir, si on ne lui oppose pas des barri\u00e8res suffisamment herm\u00e9tiques, \u00e0 d\u00e9cimer le corps social : chaque mort de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie devient alors la preuve de la nocivit\u00e9 pernicieuse d\u2019un ennemi de l\u2019int\u00e9rieur pr\u00eat \u00e0 prosp\u00e9rer sur nos d\u00e9faillances. Ne suis-je pas radicalement d\u00e9muni pour lui faire face ?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Tout parano\u00efaque trouve ainsi dans la situation \u00e9pid\u00e9mique la confirmation miraculeuse de ses fantasmes. Son angoisse diffuse trouve \u00e0 se concentrer sur un objet ext\u00e9rieur, quand bien m\u00eame ce dernier demeure invisible. Pour le parano\u00efaque, c\u2019est m\u00eame une chance qu\u2019il se pr\u00e9sente ainsi ! Il pourra d\u2019autant plus facilement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 d\u2019autres objets de crainte. Aussi n\u2019est-il pas surprenant que les r\u00e9seaux sociaux, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des cha\u00eenes de solidarit\u00e9 qu\u2019ils ont rendues possibles, se soient vu v\u00e9hiculer, avec plus de vigueur que jamais, les th\u00e9ories complotistes les plus d\u00e9lirantes &#8211; les plus habituelles. \u00c0 la t\u00eate d\u2019un des plus grands \u00c9tats du monde, un homme s\u2019en fait ouvertement le propagateur.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> En France, l\u2019intervention tonitruante d\u2019un grand \u00e9pid\u00e9miologiste assur\u00e9 d\u2019avoir trouv\u00e9 <i>empiriquement <\/i>la parade au virus a vite \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e afin de conforter ces conceptions d\u00e9lirantes de la grande machination. L\u2019appel des autorit\u00e9s sanitaires \u00e0 une v\u00e9rification par tests cliniques de l\u2019efficacit\u00e9 r\u00e9elle de cette panac\u00e9e a aussit\u00f4t \u00e9t\u00e9 lu comme la preuve d\u2019une entrave mise par les autorit\u00e9s parisiennes et internationales \u00e0 une d\u00e9couverte g\u00e9niale, \u00ab provinciale \u00bb (sic). \u00c0 l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une pratique empirique s\u2019opposaient des \u00ab intellectuels de la m\u00e9decine \u00bb stipendi\u00e9s par les puissances d\u2019argent.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Nous retrouvons ici Andr\u00e9 Dussollier et sa lecture du texte de C\u00e9line : le com\u00e9dien s\u2019est en effet ouvert de l\u2019\u00e9tonnante analogie qu\u2019il per\u00e7oit entre le m\u00e9decin Semmelweis et l\u2019actuel d\u00e9couvreur incompris. Pudiquement, la cha\u00eene de radio laisse le com\u00e9dien expliquer publiquement cette \u00ab\u00a0actualit\u00e9\u00a0\u00bb c\u00e9linienne, se faire le thurif\u00e9raire du d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre Professeur, sans jamais l\u2019\u00e9voquer sur ses ondes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> N\u2019aurait-il pas \u00e9t\u00e9 du devoir d\u2019un m\u00e9dia public d\u2019accompagner la lecture d\u2019une br\u00e8ve pr\u00e9sentation de ce texte ? \u00c0 tout le moins, il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 <b>simplement p\u00e9dagogique<\/b> de rappeler que le travail de th\u00e8se du Docteur Destouches prend place dans un contexte de d\u00e9ploiement de l\u2019hygi\u00e9nisme dans certains milieux m\u00e9dicaux de la fin du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle et de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du vingti\u00e8me. Sans doute aurait-on d\u00fb signaler que le futur \u00e9crivain trouvait en cet inventeur incompris en butte \u00e0 la mesquinerie des puissances \u00ab\u00a0pseudo-l\u00e9gitimes\u00a0\u00bb un mod\u00e8le parfait : l\u2019\u00e9crivain que Destouches devient explicitement en 1932 avec la publication de <i>Voyage au bout de la nuit<\/i> entonne en effet avec un pathos tr\u00e8s \u00e9tudi\u00e9 le couplet du g\u00e9nie devancier, porteur lui-aussi d\u2019une \u00ab\u00a0mission\u00a0\u00bb, ostracis\u00e9 par les milieux parisiens et contraint de batailler contre ceux qui voulaient le faire taire. Sa propre lutte viserait \u00e0 faire retrouver \u00e0 la langue la puret\u00e9 et la vivacit\u00e9 du parler populaire rendu inaudible par l\u2019impure et d\u00e9cadente langue \u00ab<i>\u00a0nrfi<\/i>s\u00e9e\u00a0\u00bb (du nom de la revue parisienne ha\u00efe par C\u00e9line). Assez vite &#8211; mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 explicite dans <i>Semmelweis <\/i>&#8211; ces ploutocrates nocifs et teigneux, d\u00e9tenteurs d\u2019une puissance d\u2019autant plus redoutable que mondiale et <i>invisible <\/i>(c\u2019est la vieille antienne du <i>Protocole des sages de Sion<\/i>), sont nomm\u00e9s par C\u00e9line, d\u00e9sign\u00e9s \u00e0 la vindicte collective. Et nul doute que l\u2019hygi\u00e9nisme <i>b\u00e9nin <\/i>d\u00e9fendu dans la th\u00e8se de Doctorat de m\u00e9decine se coul\u00e2t ais\u00e9ment dans l\u2019hygi\u00e9nisme racial des ann\u00e9es 1930 et 1940.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Un simple parcours rapide des r\u00e9seaux sociaux permettra de reconna\u00eetre dans notre actualit\u00e9 les m\u00eames glissements id\u00e9ologiques(1). Nul besoin d\u2019insister. La \u00ab sciento-sph\u00e8re \u00bb mondiale, comme les populations fra\u00eechement immigr\u00e9es menacent la sant\u00e9 fran\u00e7aise, introduisent des germes de dissolution. La parano\u00efa joue ainsi sa fonction habituelle : r\u00e9-assurer le n\u00e9vros\u00e9 sur sa propre relation \u00e0 la puissance ; lui d\u00e9signer <i>\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur<\/i> des objets malfaisants pr\u00eats \u00e0 fragiliser son int\u00e9grit\u00e9. Les coupables d\u00e9sign\u00e9s sont aujourd\u2019hui l\u2019ancienne ministre de la sant\u00e9 et son mari, et, avec d\u2019autres armes, les jeunes des \u00ab\u00a0quartiers\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Oui, la diffusion du texte de C\u00e9line aurait pu \u00eatre l\u2019occasion d\u2019une p\u00e9dagogie populaire ! Oui, une radio publique nationale se devait d\u2019avoir cette ambition. Encore e\u00fbt-il fallu qu\u2019elle ne serv\u00eet point, par l\u2019absence de tout accompagnement critique du texte c\u00e9linien, de collecteur d\u2019\u00e9gout \u00e0 tous les fantasmes, \u00e0 toutes les haines rancies mises au go\u00fbt du jour. Le vingti\u00e8me si\u00e8cle, dont C\u00e9line est pour le meilleur et pour le pire l\u2019un des \u00e9minents repr\u00e9sentants, a pourtant appris que les discours pr\u00e9parent souvent une contamination non moins mortif\u00e8re : de la b\u00eatise et de la haine. On a connu Andr\u00e9 Dussollier, acteur des films de Fran\u00e7ois Truffaut, le r\u00e9alisateur du <i>Dernier M\u00e9tro<\/i>, mieux inspir\u00e9 ! On a connu France Culture plus lucide.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que le pays vient d\u2019apprendre la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir le confinement une grande cha\u00eene de radio publique annonce la lecture par le grand com\u00e9dien Andr\u00e9 Dussollier du premier texte de Louis-Ferdinand C\u00e9line, Semmelweis<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":3466,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3463"}],"collection":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3463"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3463\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3675,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3463\/revisions\/3675"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3466"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3463"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3463"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/urdla.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3463"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}