Retourne toi pas, J.-C. Silbermann

L’URDLA édite cette année 2010 cinq lithographies en noir et une suite de trois estoupes à décamper en couleurs de Jean-Claude Silbermann qui vient d’illustrer « La Société du Confetti », roman recueilli par Gycée Hesse, publié aussi à l’URDLA.

C’est pour accompagner la révélation de ces nouveautés que l’URDLA exposera un florilège d’objets, de dessins et de peintures de Jean-Claude Silbermann extrait de son oeuvre depuis 1975.

« C’est la silhouette découpée d’un porteur de menu devant un restaurant qui a fourni à Jean-Claude Silbermann une solution radicale au problème qu’il rencontrait dans sa peinture : le traitement des fonds sur lesquels se détachaient ses figures. C’est que tourne dans son oeuvre tout un carrousel de personnages flottant dans l’espace indéfini de l’imaginaire. La lévitation tranquille, le funambulisme somnambule qui les caractérise semble les émanciper distraitement de la fatalité du mur qui est parfois la croix des tableaux. Et le tableau n’est pas le problème de la peinture de J.-C. Silbermann. Sa peinture, à la façon des pièges à rêves des Indiens Hopi, tend des filets pour y prendre des images volatiles, celles qui affleurent aux confins de la conscience. Le menuisier qui en cisèle les contours, le peintre qui en colorie minutieusement les formes ne quitte pas son atelier pour s’adonner à ces « chasses subtiles ». Cet explorateur ne voyage qu’autour de sa chambre. Et les fantômes en Technicolor qu’il y rencontre suffisent à sa conversation. Le commerce de ses spectres lui épargne bien des désagréments de la socialité quotidienne : à ses congénères, il semble préférer ses dissemblables. J.-C. Silbermann est un fabuliste, autrement dit un ingénieur du fabuleux […].

Si ses « enseignes » sont « sournoises », c’est que J.-C. Silbermann ne se soucie pas des règles de son jeu. Son théâtre est souvent bifrons (un miroir dont l’envers serait un miroir) mais c’est un arc-en-ciel qui disparaît de profil – comme ferait un homard dans le faux pas. On ne s’étonnera pas d’apprendre que J.-C. Silbermann a participé aux activités du groupe surréaliste de 1956 à 1969. On a connu de pires fréquentations. » MAMCO, 2007

 

du 02/10/2010 au 19/11/2010

URDLA

Jean-Claude Silbermann

le samedi 2 octobre 2010 à midi juste

Dossier de presse
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